jeudi 25 avril 2019

Ouverture de la session ordinaire 2019 du Sénat : Discours d’orientation de Jeannot Ahoussou-Kouadio

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
 
  • Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d’Ivoire,
  • Excellence Monsieur le Vice-président de la République,
  • Monsieur le Premier Ministre, Ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat, Chef du Gouvernement,
  • Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
  • Madame et Messieurs les Présidents des Institutions de la République,
  • Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement,
  • Messieurs les Gouverneurs de Districts Autonomes de Yamoussoukro et d’Abidjan,
  • Mesdames et Messieurs les Chefs de missions diplomatiques accréditées en Côte d’Ivoire,
  • Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations du système des Nations Unies et des partenaires au Développement ;
  • Monsieur le Préfet de Région, Préfet du Département de Yamoussoukro,
  • Mesdames et Messieurs les membres du Corps Préfectoral,
  • Mesdames et Messieurs les Députés,
  • Mesdames et Messieurs les Sénateurs,
  • Monsieur le Président de l’Assemblée des Régions et Districts de Côte d’Ivoire,
  • Monsieur le Président de l’Union des Villes et Communes de Côte d’Ivoire,
  • Messieurs les Présidents de conseils Régionaux,
  • Monsieur le Maire de la Commune de Yamoussoukro,
  • Mesdames et Messieurs les Maires,
  • Mesdames et Messieurs les Officiers Généraux, Officiers supérieurs et Officiers  subalternes et Sous-Officiers des Forces Armées de Côte d’Ivoire, de la Gendarmerie Nationale, de la Police Nationale,
  • Distingués chefs traditionnels, et Religieux,
  • Chers invités,
  • Mesdames et Messieurs,
  • Chers amis de la presse,

 

Avant tout propos, Je voudrais, en mon nom propre et au nom du Sénat de la République de Côte d’Ivoire, rendre hommage au plus illustre d’entre nous, un hommage déférent à Son Excellence Monsieur le Président de la République Alassane Ouattara qui nous honore de sa présence et de son soutien constants.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Je voudrais vous exprimer ma compassion ainsi que celle de l’ensemble des Sénateurs ici réunis, pour le rappel à Dieu de votre bru. Nous resterons en union de prières avec vous et toute votre famille pour le repos de son âme. Excellence Monsieur le Président de la République,

Votre présence dans cette salle qui tient lieu d’hémicycle pour le Sénat rehausse l’éclat de cette cérémonie d’ouverture de la session parlementaire 2019 de notre Institution.

Il faut reconnaître que votre vision et votre clairvoyance politique ainsi que votre noble ambition pour notre pays sont les leviers qui ont permis l’avènement effectif du Sénat dans le paysage politico-institutionnel de la Côte d’Ivoire. Votre nom et votre action resteront, en effet, intimement liés à l’histoire du Sénat de la République de Côte d’Ivoire. Je rappellerai toujours votre mémorable discours à la toute première rentrée solennelle de notre institution, il y a quasiment un an, jour pour jour, c’était le 12 avril 2018 ici même à la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la Paix de Yamoussoukro.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Je voudrais me féliciter de la chance que vous représentez pour notre pays. Grâce à votre génie politique et stratégique, vous avez su inventer, en moins d’une décennie, un mécanisme propre à vous, pour redresser un pays à peine sorti de crise, et le hisser au rang des économies les plus performantes du monde. Ce modèle, d’une exceptionnelle efficacité, mérite d’être salué, théorisé et promu pour servir de référence pour les générations futures. Car chaque nation doit inventer, à l’épreuve de son histoire, les voies et moyens qui lui permettent de prendre en compte le long terme et l’intérêt des générations futures.

Merci Excellence Monsieur le Président pour votre passion pour la Côte d’Ivoire et pour votre engagement au service des Ivoiriens et des Ivoiriennes.

Monsieur le Vice-président de la République,

On ne le dira jamais assez, vous représentez pour de nombreuses générations de notre pays, le modèle achevé du serviteur de l’Etat.

J’associe à cet hommage, Monsieur le Premier Ministre, Ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat, Chef du Gouvernement et l’ensemble des membres du Gouvernement qui traduisent quotidiennement en actes concrets la volonté politique du Président de la République.

Je voudrais saluer et adresser nos vifs et chaleureux remerciements à l’ensemble des Présidents d'Institutions présents ; à leurs  Excellences, les Ambassadeurs et Chefs de Missions diplomatiques accrédités en Côte d'Ivoire, à Messieurs les Représentants des organisations du système des Nations Unies, ainsi que ceux des organisations régionales et sous régionales ; à Messieurs les Gouverneurs des Districts Autonomes de Yamoussoukro et d'Abidjan, aux membres du Corps Préfectoral, à Mesdames et Messieurs les Présidents de Conseils régionaux, Maires, Conseillers régionaux et municipaux et Conseillers de District, aux guides religieux, ainsi qu’à tous les représentants des différentes couches socioprofessionnelles de notre pays.

Mes remerciements appuyés vont à la chefferie traditionnelle qui ne ménage aucun effort pour nous accompagner et nous assister chaque fois que nous en faisons la demande.

J’ai pour chacune et chacun d’entre vous, une pensée de reconnaissance toute spéciale.

Mesdames et Messieurs,

Chers Invités

Qu’il me soit permis de saluer et de féliciter l’équipe administrative et technique du Sénat dont le professionnalisme et les performances réalisées à ce jour nous rassurent quant à l’avenir de notre Institution.

 

Mesdames et Messieurs,

Chers Invités

Je voudrais à présent, vous saluer et vous exprimer toute ma gratitude pour votre présence si distinguée à cette ouverture de la session ordinaire 2019. Je voudrais tout particulièrement adresser nos remerciements aux membres du Parlement des Jeunes de Côte d’Ivoire, les femmes venus nombreux aujourd’hui encore, pour leur présence constante à nos différentes séances.

Mesdames et Messieurs,

Je voudrais exprimer ma reconnaissance aux hommes de médias et à l’ensemble de la presse nationale et internationale pour l’excellent travail de relais de nos activités dont nous avons bénéficié au cours de la session 2018. Mesdames et Messieurs les Sénateurs,

Je voudrais que vous vous associiez à moi pour adresser nos vives et chaleureuses félicitations à Monsieur Amadou Soumahoro pour son élection à la Présidence de l’Assemblée Nationale.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Votre présence constitue le gage de la parfaite collaboration que nos deux Chambres se doivent d'entretenir.

Pour notre part, je voudrais vous assurer de la détermination du Sénat à travailler avec l’Assemblée Nationale pour assurer le bon fonctionnement du Parlement Ivoirien.

Mesdames et Messieurs les Sénateurs,

La cérémonie de ce jour marque une étape nouvelle dans l’histoire de notre institution.

En effet, le Président de la République, conformément aux dispositions de l’article 87 alinéa 2 de la Constitution a nommé, par décret numéro 2019-288 du 03 avril 2019, 33 sénateurs en plus des 66 déjà élus.

Ma fierté est donc particulièrement grande puisque la séance de ce jour est la toute première qui voit la participation de l’ensemble des Sénateurs prévus par la Constitution. L’institution est au complet et parfaitement constituée avec les 99 sénateurs.

J’adresse donc à chacun et à chacune des 33 nouveaux sénateurs mes vives et chaleureuses félicitations pour leur nomination, et je vous invite à leur souhaiter la cordiale et fraternelle bienvenue dans notre assemblée avec des acclamations nourries.   (Acclamations …) Merci.

Mesdames et Messieurs les Sénateurs,

Nous sommes heureux et fiers de vous compter parmi nous. Vous intégrez désormais une grande famille où règnent déjà l’harmonie, la solidarité, la courtoisie et le respect mutuel. Soyez assurés de ma disponibilité ainsi que de celle de l’ensemble de vos collègues qui vous ont devancés dans cette assemblée.

Elus ou nommés, nous avons les mêmes droits et les mêmes obligations de par la constitution. Nous devons tous garder à l’esprit que nous avons un dénominateur commun, notre qualité de sénateur ; et une mission commune, celle d’œuvrer à l’amélioration du quotidien de nos concitoyens à travers le renforcement de la démocratie et de l’Etat de droit.

J’insisterai encore sur la nécessité du strict respect des règles déontologiques qui s’imposent à tout sénateur. Notre statut nous oblige à être des modèles aussi bien dans la vie publique que dans la vie privée. Nos comportements et attitudes impacteront immanquablement l’image de notre institution commune. En conséquence, nous devons à tout point de vue être exemplaires pour nos concitoyens.

C’est le lieu de rappeler à ceux d’entre nous qui ne se sont pas encore acquittés de leur obligation de déclaration de patrimoine, de régulariser leur situation vis -à-vis de la loi.

Nous avons une institution à construire et à défendre, dans un contexte où la justification du bicamérisme ici comme ailleurs, se présente comme un défi à relever au quotidien.

En effet, au regard de l’importance de l’œuvre de législation, il est nécessaire de prendre le temps de la concertation et de la réflexion. Tel le travail d’un orfèvre, il faut créer, modeler, couper, rajouter, peaufiner, vérifier… d’autant plus que la norme une fois édictée et promulguée intègre pleinement notre droit positif avec un impact évident sur notre modèle de société. Notre travail doit donc contribuer à améliorer la qualité de la loi.

Mesdames et Messieurs les Sénateurs,

Vous mesurez, là, l’importance de la tâche qui nous incombe ; celle de travailler pour hisser le Sénat de la République de Côte d’Ivoire au niveau des plus prestigieuses assemblées parlementaires africaines et mondiales.

Oui, ensemble nous le réussirons. Je garde foi parce qu’il suffit de regarder les compétences et l’expérience des femmes et des hommes qui composent cette auguste assemblée pour s’en convaincre.

Ensemble, avec les élus locaux, les Présidents de Conseils Régionaux, les Maires et les membres d’assemblées territoriales en charge des affaires locales, pétris d’expériences, justifiant d’une parfaite connaissance des réalités du fin fond de nos contrées, nous réussirons à approfondir la décentralisation. La vocation des collectivités territoriales est de construire le développement endogène qui part de la base vers le sommet. Les enjeux du développement sont certes globaux mais les solutions sont locales puisqu’elles partent de nos villages vers nos villes et nos régions pour enfin irradier tout le pays. En définitive, les collectivités territoriales sont les véritables vecteurs de développement durable. C’est pour cela que le Sénat, ancrage institutionnel des collectivités territoriales, s’emploiera, en liaison avec le Gouvernement, à la mise en œuvre effective des dispositions pertinentes des Objectifs de Développement Durable (ODD) et de l’agenda 2063 de l’Union Africaine.

Dans le cadre de notre mission de législation, nous devons être l’expression des aspirations du pays profond. Autrement, c’est l’essence même du système de représentation qui s’en trouverait mise à mal.

Pour ma part, la meilleure manière d’accompagner, d’appuyer et de soutenir l’action gouvernementale, c’est d’édicter des lois qui prennent en compte l’acceptabilité sociale.

Mesdames et Messieurs les Sénateurs,

Je voudrais appeler notre attention commune sur l’exercice véritable de notre mission de contrôle de l’action gouvernementale. Cela passe souvent inaperçu, mais en pratique, nous n’en faisons qu’une mise en œuvre résiduelle, privilégiant la mission de législation.

En tout état de cause, inviter régulièrement le Gouvernement à s’exprimer sur le choix de ses politiques publiques, initier des missions d’information parlementaire en vue de faire la lumière sur des faits de société, ou encore évaluer par des études l’impact des politiques publiques sur la société, ne devraient pas être considérés, a priori, comme des actions d’hostilité à l’égard du Gouvernement.

Au contraire, ces procédures peuvent s’analyser comme des opportunités supplémentaires pour le Gouvernement de justifier ses politiques publiques, sans oublier que les parlementaires doivent, à l’occasion, servir d’interfaces utiles ou de relais des actions du Gouvernement auprès des populations. Je souhaite donc que nous nous inscrivions dans la perspective de l’accomplissement de toutes nos attributions et missions sans exclusive.

Mesdames et Messieurs les Sénateurs,

La session sénatoriale qui s’ouvre est pleine de défis et de challenges.

Après une session ordinaire 2018 consacrée essentiellement à asseoir les bases de l’institution, cette deuxième année de la législature enregistrera l’accomplissement de mission de sénateur.

Dans ce cadre, je terminerai sous peu les consultations relatives à la formation du Bureau et des commissions permanentes afin que nous nous retrouvions, les prochains jours pour la ratification en séance plénière des organes constitués, conformément à l’article 16 du Règlement. Le Président de la République en sera tenu informé ; ce qui ouvrira la voie au rétablissement de la navette parlementaire.

Mesdames et Messieurs les Sénateurs,

Nous pouvons présumer des grands axes sur lesquels nous aurons à intervenir au cours de l’année 2019.

 En effet, dans son adresse de nouvel an à la nation, le Président de la République a décrété l’année 2019 comme l’année du Social en Côte d’Ivoire. Il a engagé le Gouvernement à prendre les mesures nécessaires dans le souci de permettre aux ivoiriens de sentir les fruits de la croissance économique que connait notre pays depuis quelques années. Il s’agira de mesures concrètes qui permettront de réduire la pauvreté par l’amélioration du pouvoir d’achat des populations, la création d’emplois au profit des jeunes, la protection et l’assistance des populations vulnérables, l’autonomisation de la femme, le renforcement de la protection sociale à travers l’opérationnalisation de la Couverture Maladie Universelle, le renforcement du plateau technique des hôpitaux publics, la création de nouveaux établissements scolaires et sanitaires, etc.

Si nombre des mesures à prendre dans le cadre de ce programme social spécial, relèvent de l’ordre règlementaire, je voudrais tout de même assurer Son Excellence Monsieur le Président de la République et l’ensemble du Gouvernement de la disponibilité du Sénat à accompagner cet ambitieux programme.  

Mesdames Messieurs les sénateurs,

Chers invités,

Je m’en voudrais de ne pas évoquer dans mon propos de ce jour, la crise qui a secoué l’école ivoirienne les semaines précédentes. Cette crise a été émaillée par des actes de violences verbales et physiques, ainsi que des dégradations de biens publics et privés. Ces comportements malheureux nous interpellent tous et posent avec acuité la question suivante : quelle jeunesse ivoirienne pour relever les défis du présent et du futur pour la construction de la Côte d’Ivoire que nous voulons grande, belle et admirée de tous ?

Le Sénat félicite l’ensemble des acteurs (le Gouvernement et les Syndicats) pour les compromis obtenus qui ont permis la reprise des cours sur l’ensemble du territoire national. Nous souhaitons vivement que cette reprise soit définitive et que la question de l’Ecole soit réexaminée et évaluée.

C’est également le lieu d’interpeller chacun de nous sur ses responsabilités vis-à-vis de sa conscience propre et vis-à-vis de la nation toute entière.

Les sénateurs, animateurs de la seconde chambre parlementaire qui souscrivent aux valeurs de sagesse, de tolérance et au droit à la différence, ne sauraient garder le mutisme face aux violences et dérapages enregistrés dans notre système éducatif.

A ce sujet, le Sénat propose une réflexion approfondie dans la perspective d’une plus grande prise en compte de nos valeurs culturelles traditionnelles dans l’éducation. Cet examen qui impliquera plusieurs expertises permettra d’adresser de façon plus efficace les questions relatives à la violence en milieu scolaire, à la performance de notre système éducatif et contribuer à construire l’Ivoirien Nouveau outillé pour intégrer harmonieusement les exigences du monde globalisé et compétitif qui s’imposent à nous et encore plus aux générations futures.

Voyez-vous, les changements intervenus dans les pays développés sont l’œuvre du système éducatif et d’une population qui participent aux efforts des responsables politiques des pays qui en sont bénéficiaires. A ce sujet, le Président Félix HOUPHOUËT-BOIGNY déclarait le 26 janvier 1967 que :

« Dans notre siècle dominé par la science et la technique, où  la connaissance et les découvertes franchissent les frontières, et à une époque où la coopération internationale n’est plus un vain mot, rien n’est impossible à l’homme, et encore moins à une nation, pourvu que ses enfants soient, par l’éducation, et la formation, qu’ils reçoivent à leur naissance, convenablement préparés à accomplir un grand dessein et s’appuient, pour le réaliser, sur les forces vives de la terre dont ils sont issus[1] fin de citation.

L’éducation de nos enfants est au demeurant une question trop sérieuse pour être confiée aux seuls enseignants.

Parents d’élèves, société civile, gouvernants, tous devrons jouer leur partition.  Il reste évident que tous les acquis d’aujourd’hui seront vains si les générations futures ne sont pas capables moralement, intellectuellement et techniquement d’en assurer la pérennité.

Chers concitoyens, œuvrons tous à sauver l'école ivoirienne, dans le respect de la loi et du droit à la différence. 

Chers invités,

Mesdames et messieurs,

La vie politique nationale est marquée par quelques convulsions liées à la perspective de la tenue de l’élection présidentielle de 2020. Ces convulsions affectent notre unité et notre entente fraternelle au sein de la grande famille politique constituée par ceux et celles qui se réclament de la philosophie politique du Président Félix Houphouët-Boigny.

Souvenons-nous que sous l’impulsion apaisée de notre grande et invincible coalition, les ivoiriens ont repris goût à la vie ;

Souvenons-nous que sous la direction éclairée et concertée des Présidents Alassane Ouattara et Henri Konan BEDIE, toutes les affres de la crise sont passées derrière nous ;

Souvenons-nous que grâce à notre union retrouvée, notre pays connaît une mutation qualitative indéniable dans les domaines infrastructurel, social, économique, culturel, sécuritaire et politique ;

Souvenons-nous que malgré tout, les chantiers pour la consolidation des acquis de notre gouvernance commune se poursuivent avec les grands projets structurants qui sont facteurs de développement et de création de richesses.

C’est ensemble, unis malgré nos différences, que nous avons fait rêver nos concitoyens. Nous sommes parvenus à concevoir et à mettre en œuvre un mécanisme innovant de sortie de crise salué par tous. Nous avons su mutualiser nos forces pour servir ensemble la Côte d’Ivoire. C’est d’ailleurs à cette unité retrouvée à cette entente saluée par tous tant en Côte d’Ivoire qu’à l’étranger que je dois mon élection à la Présidence du Sénat de Côte d’Ivoire.

Mesdames et Messieurs,

Allons-nous assister, inactifs, à la destruction de cette belle œuvre, fruit du génie politique de nos deux grands leaders, bâtisseurs de nations que sont les Présidents Alassane OUATTARA et Henri Konan BEDIE ?

Allons-nous par le silence et l’inaction laisser prospérer la division et exposer ainsi nos compatriotes à des aventures nouvelles et à la perspective de crises plus graves et plus dévastatrices ?

Allons-nous assister comme tétanisés à l’effritement de la confiance de nos partenaires internationaux qui ont énormément contribué à nous sortir de l’indicible crise que nous avons vécue ?

Allons-nous prendre part à l’écriture à reculons de l’histoire de notre chère Côte d’Ivoire qui n’a que trop souffert de nos incompréhensions et de nos divisions ?

Quelle Côte d’Ivoire voulons-nous pour les générations futures ?

Je vous interroge et je m’interroge également parce que ma conscience me commande de réunir des bonnes volontés pour travailler au rassemblement, encore une fois, des enfants de Félix Houphouët-Boigny et partant de toutes les Ivoiriennes et de tous les Ivoiriens qui sont tous confrontés à la réalité d’un monde globalisé.

Pour ma part, je voudrais dire du haut de cette tribune que ce qui doit nous unir est plus grand que ce qui nous divise actuellement.  L’heure du rassemblement autour de notre pays a sonné. C’est ensemble, unis et réconciliés que nous ferons de notre pays, la terre de l’espérance, de la paix et de la concorde promise à l’humanité.

C’est pourquoi, en ce qui nous concerne aujourd’hui, entre la méfiance, la défiance et la confiance vis-à-vis de l’autre en politique, nous avons choisi la confiance, source du grand pardon qui engendre la cohésion, l’unité et la consolidation de la paix.

Le Sénat, notre Institution, qui est ancré dans les territoires, voudrait être un acteur de paix durable en Côte d’Ivoire. Les Sénateurs doivent donc :

Oser le pas ;

Oser le discours qui rassemble plus qu’il ne divise ;

Oser le rassemblement de tous les enfants de Félix Houphouët-Boigny, de tous les Ivoiriens et Ivoiriennes, des habitants de ce pays à travers un dialogue constructif débarrassé d’aprioris et de pesanteurs inutiles ;

Oser l’acceptation de nos différences pour construire la paix, la vraie, celle qui garantit l’avenir lumineux de la Côte d’Ivoire tel que projeté par le Président Félix Houphouët-Boigny.

C’est sur cet appel que je voudrais vous souhaitez bons travaux.

Vive la Côte d’Ivoire,

Vive le Sénat,

Je vous remercie.

 

 

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