jeudi 17 octobre 2019

Festival Un pas vers l’avant/Aminata Traoré, la coordinatrice révèle : « La danse est la sauvegarde du socle culturel et artistique de l’humanité »

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Le festival international de danse contemporaine, de formation, d’échanges et de spectacles dénommé : « Un pas vers l’avant », est à sa 8ème édition. Depuis son institution, il a permis à certains danseurs de s’épanouir. Pour installer de belles performances chez les stagiaires, le staff a fait venir des formateurs de haut niveau cette année. Aminata Traoré, la coordinatrice de ce festival, que nous avons rencontré affirme avec véhémence, que la danse est la sauvegarde du socle culturel et artistique de l’humanité.

Qui êtes-vous ?

A T. : Je suis Aminata Traoré danseuse-interprète ivoirienne, enseignante à l’Insaac et coordinatrice de la 8ème édition du festival ‘’Un pas vers l’avant’’.

Qu’est-ce que le festival Un pas vers l’avant ?

A T : C’est un festival dédié dans un premier temps aux jeunes danseurs Africains, pour améliorer et développer leurs connaissances en danse contemporaine. Dans un second temps, c’est un lieu d’échanges culturels. Parce que nous avons plusieurs pays qui y participent. Cette année, hormis la Côte d’Ivoire, nous avons 10 pays présents. Ce festival permet d’additionner des armes nouvelles au déjà existant à ceux qui souscrivent à la formation. Il est en outre une plateforme de rapprochement des danseurs, pour de futures collaborations.

Qu’est ce que vous faites concrètement à ce festival ?

A T : La priorité va à la formation que nous attribuons aux danseurs. Elle consiste à donner des outillages chorégraphiques, qui concernent cette dite danse. De plus, nous leur fournissons des connaissances en matière d’administration culturelle. Ce, afin de leur trouver un cadre juridique dont ils ont besoin pour mener de bout en bout leur carrière. Parce que nous ne sommes plus au stade de danseurs ignorants, qui se font souvent grugés par des promoteurs véreux. En fait, nous croyons leur donner des armes complètes pour leur avenir meilleur, en tant que danseurs, chorégraphes ou administrateurs.

Vous êtes à la huitième édition, quel renforcement apportez-vous cette année ?

A T : Le premier argument que nous brandissons est la question du genre. Les femmes sont grandement représentées. La preuve, il y a 11 femmes sur les 17 danseurs qui reçoivent la formation. Le deuxième argument est que nous avons envoyé deux chorégraphes de haut niveau, des Etats Unis et de la France. Sans oublier que nous avons engagé un formateur ivoirien de bonne adresse. Qui instruit les auditeurs sur l’importance de  l’administration dans une compagnie de danse.

Depuis que ce festival existe, quel apprenant a pu s’accomplir grâce à la formation reçue ?

A T : J’en suis la preuve vivante. J’ai participé à cette rencontre du donner et du recevoir lors des cinq (05) premières éditions. Ce qui fait de moi une enseignante dans le plus prestigieux institut culturel de Côte d’Ivoire, qui est l’Insaac. En plus de ce rôle, je suis coordinatrice de ce présent festival. Ces galons je les ai glanés grâce à l’attention et à la foi que j’ai prêtées durant les différents stages du festival ‘’Un pas vers l’avant’’. Certains tels Serges Arthur Dodo et Béchio ont formé une compagnie qui mélange danse et cinéma en version 3 D. D’autres ont en ce moment des collaborations fructueuses avec des danseurs internationaux. C’est vous dire que ceux qui s’y donnent à fonds s’en sortent bien.

Que disent-vous à ceux qui prétendent que la danse n’est pas un chemin à prendre ?

A T : Qu’ils se détrompent. Car, la danse est avant tout un métier, qui par ailleurs est la sauvegarde du socle culturel et artistique de l’humanité. Il faut y croire et se donner les moyens pour y arriver. Elle est une grande thérapie, qui fait dire à toute personne sensée que la culture est la clé du monde. Elle ne laisse personne indifférente sur les plans émotion, art et existence d’un peuple. C’est donc cette beauté enfouie que nous mettons chaque jour en valeur, grâce à nos travaux. J’invite donc tous ceux qui rejettent ce don de Dieu, de s’atteler à ouvrir leur esprit sur la nécessité du rôle de la danse.

 

Propos recueillis par Clément KOFFI

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