mercredi 17 juillet 2019

Abattoir de Port-Bouet : Les ODD au cœur de la rénovation

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Le plus grand abattoir de la ville d’Abidjan fait peau neuve pour répondre aux enjeux d’aujourd’hui.

Après plus de 5 décennies de service, l’abattoir de Port-Bouet a entamé une cure de jouvence. Des travaux herculéens sont entrepris pour donner un nouveau visage au site. Mais aussi pour y ancrer les objectifs du développement durable (Odd). Notamment, les Objectifs 5, 7 et 8 respectivement relatifs à l’égalité entre les sexes, au recours aux énergies renouvelables et à l’accès à des emplois décents.

C’est dans cette dynamique que l’entreprise Assoh Fa Moayé (Afam), le maître d’œuvre de la rénovation a bâti un parc à bétail et centre commercial. Une nouvelle salle d’abattage ultra moderne s’est ajoutée à ces infrastructures depuis le mois de mai. Tombées les clameurs de la récente crise qui a secoué la filière viande, nous nous sommes rendus à l’abattoir de Port-Bouet. Avec pour objectif, visiter cette installation dont la mise en service a suscité la levée de boucliers.

De nombreuses femmes travaillent ...

Franchi le seuil de la salle d’abattage, le visiteur habituel de l’abattoir du sud d’Abidjan est stupéfait. De nombreuses femmes travaillent sur le site. Une quarantaine au total. Chose inimaginable, il y a quelques mois. Aucune d’entre elles, n’aurait eu le courage de se jeter dans le chaos qui régnait en ces lieux.

Aujourd’hui, ces dames et leurs collègues masculins s’activent sur la chaine moderne d’abattage pour fournir de la viande de qualité aux 5 millions d’abidjanais. Ce sont en moyenne 600 bœufs qui sont abattus au quotidien pour assurer cette mission.

Conformément à la vision de Dr Dagnogo Komissiri, le directeur de l’abattoir, tout est mis en œuvre pour veiller aux intérêts sanitaires, hygiéniques et environnementaux des populations. Ainsi, le bœuf ne touche plus au sol après avoir été abattu. La carcasse parcourt les étapes de la chaine pour être dépouillée, vidée et découpée. Avant de rejoindre la chambre froide. Cette dernière est une nouveauté. Dans le passé, chacun se débrouillait pour conserver sa viande. Toute chose qui n’était pas sans risque pour la santé des populations.

… être à la pointe des bonnes pratiques

Selon des sources proches de la direction de l’abattoir que nous avons rencontrées, cette dernière ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Elle compte poursuivre sur sa lancée pour être à la pointe des bonnes pratiques en matière de développement durable en transformant les déchets générés par l’abattage. Une unité de transformation de la bouse en électricité et en engrais biologique sera construite, à partir d’août 2019, en collaboration avec des partenaires canadiens. Ce sont au total 150 emplois dont 50 directs qui seront créés grâce à cette initiative.

Sans contexte, la rénovation permet à l’abattoir d’intégrer la durabilité à son management.

 

David BLAY

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